Chapitre 4 : La Marquise de Montsoreau
Pour ce chapitre nous devons revenir quelque temps en arrière, deux jours avant le mariage de Louis XIII et l'entrée de La Daguenière dans Paris. Le 26 novembre 1615 un carrosse conduit par un cochet habillé tout de noir et escorté de six gardes à cheval et conduit par quatre robustes chevaux roulait en direction de Paris. Dans ce carrosse était installées deux femmes : Marion Manélita et sa suivante Armelle. Les deux femmes discutaient sur l'éxistance du coup de foudre, la suivante était persuadée qu'il éxisté quand à la Marquise elle n'y croyait pas. Au moment où nous nous installons dans ce somptueux carrosse la suivante déclarait :
- Vous n'y croyez pas madame car vous ne l'avez encore jamais rencontré. Mais le jour où vous le croiserez je suis sûre que vous le sentirez.
Marion sourit :
- Tu as peut être raison. Mais jusqu'à présent jamais je n'ais rencontré un homme qui ne cache sa convoitise de ma richesse derrière des mots d'amours qui ne veulent rien dire.
- C'est-ce que je vous disais à l'instant madame vous ne l'avez pas encore rencontré. Un jour viendra où...
Elle fut interrompue par un coup de feu qui tua sur le coup un des six gardes. L'instant d'après une vingtaine d'homme masqués sortir de la forêt, tous étaient à cheval. La suivante poussa un cris de détresse et s'évanouie. Le cochet qui était brave claqua son fouet sur le dos des chevaux qui fous de douleur partir au grand galop. Cinq coup de feu retentirent, cinq hommes tombèrent mort ou blessés, c'étaient les gardes qui défendaient leur maitresse. Trois gardes suivaient le carrosse et un gardes de chaque coté du carrosse le protégeaient de leur mieux. Un homme tomba. Ils n'étaient plus que quatre à protéger la Marquise.
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Un cavalier avançait du pas tranquille et insouscient de celui qui sait qu'il a tout son temps. Ce cavalier prenait le temps d'admirer le paysage qui s'offrait à lui : il sortait d'un petit village dont il ne connaissait pas le nom et la route s'enfonçait dans une forêt. Au bout de dix minutes de chevauchée à travers la forêt il entendit un coup de feu ! Il dressa l'Oreille ! Quelques instant plus tard cinq coup de feu retentirent !
- Ah çà, mais on se tire dessus ici !
Contrairement à beaucoup de gens qui en entendant ces coups de feu auraient rapidement tourné bride sans se poser plus de questions, ce cavalier fit accélérer son cheval et se dirigea en direction des coups de feu. Le lieu de la fusillade n'était pas loin, à peine à cinq cent pas devant lui derrière un virage. Arrivé sur les lieux le cavalier trouva six corps sans vie et six chevaux nerveux. Plus loin sur le chemin, il vit s'éloigner un carrosse ainsi qu'une masse confuse de cavaliers
- C'est là bas qu'on se bat ! Allons-y !
Sur ce il talonna son cheval qui bondit à la suite du carrosse. Il le rattrapa en quelques instants et il s'aperçu que quinze bandits attaquaient le carrosse qui n'avait que quatre défenseurs !
- Quatre contre quinze ce n'est pas égal ! Holà messieurs on vient à vous ! La Daguenière à la rescousse !
C'était formidable ce qu'il faisait là ! Il chargeait quinze hommes pour sauvez des gens qu'il ne connaissait pas ! Mais à ce moment il ne pensait pas si loin, des gens allait mourir il les aidait quitte à mourir avec eux.
En l'entendant quelques cavaliers se retournèrent et le chargèrent.
- Cinq contre c'est bien asser pour La Daguenière ! Rugit-il. Il déchargea son unique mousquet sur le cavalier le plus proche, lui faisant sauter la mâchoire. Rangeant son pistolet il dégaina son épée juste à temps pour parer un coup qui l'eût infailliblement tuer si l'avait atteint. Il était bottes à bottes avec un cavalier. Tout en combattant il tentait de se raprocher du carrosse. Parant à gauche, parant à droite. Il saignait à la jambe droite. Il finit par se débarrasser d'un autre ennemi en lui plantant son épée au niveau de l'estomac. Ce dernier tomba dans une suprême imprécation :
- Maudit !
Le vicomte était toujours aux prises avec trois ennemi. D'un coup rapide Charles de La Daguenière expédia un nouvel ennemi dans l'autre monde. Ses adversaires était de piètres éxcrimeurs mais ils avaient la force du nombre. Un l'atteignit au torse, un autre le blessa au bras gauche. La situation devenait délicate. Un ennemi surgit à droite :
- Meurs donc !
- toi-même ! Répliqua le vicomte en parant et en lui transperçant la poitrine d'un formaidable coup droit. Le dernier n'était pas un brave, plutôt lâche, il sortit deux mousquet et visa le vicomte. Ce dernier en voyant les deux pistolet braqués sur sa figure éxécuta une formidable figure que le cavalier le plus affirmé eût envié : déchaussant ses étrier il passa la jambe gauche par-dessus la tête de son cheval et au moment où l'autre déchargeait ses mousquets il sauta en se tenant aux rênes. Les balles passèrent au dessus de lui. D'un formidable coup de reins passa de l'autre coté de sa monture et remonta sur cette dernière. Le bandit resta bouche bée, et ne pus éviter le cou d'épée qui le transperça la gorge. Libéré de ses cinq ennemi, l'esprit en feu, il accéléra voyant que le carrosse l'avait distancé. Au bout de quelques minutes d'une intense chevauchée il vit que les assaillants avaient immobilisé le carrosse, ligoté le malheureux coché qui s'était rendu et on ne pouvait pas le blâmer. Les trois derniers défenseurs continuait à combattre. Au moment où ils allaient céder Le vicomte qui avait saisi son épée par la lame au risque de se couper la main fondit sur les attaquants, trois déjà étaient tombé, un autre suivit le crâne défoncé par un coup qui ne lui laissait aucune chance. Surpris par cette intervention les bandits restèrent immobiles ne comprenant pas ce qu'il leur arrivait. Le vicomte fit stopper son cheval. Il était sublime dans cette minute, l'action le faisait encore plus grand qu'il ne l'était. Son regard jeté des éclaires qui tenaient à distance les assaillants. Ce regard croisa celui de Marion qui avait suivi les événement avec une attention soutenue qui était normale dans la mesure où cette attaque la concernait. Ce regard était de ceux qui font naître des amours puissants. De cette minute date l'amour de Charles vicomte de La Daguenière et de Marion Manélita marquise de Montsoreau.
Le premier étonnement passé les assaillants qui n'était plus qu'au nombre de six combattants, chargèrent d'un même mouvement les trois défenseurs revigoré par cette intervention combattait avec une ardeur nouvelle.
- Tuez tous les combattants, je veux la femme en vie ! La mort pour celui qui la touche ! La suivante à celui qui tue cet enragé ! Hurla celui qui semblait être le chef. Il se cachait le visage derrière son manteau, richement habillé d'un pourpoint gris sur lequel était cousu bon nombre de chaine en or et autres choses de valeur. Mais ses hommes avait perdu beaucoup des leurs dans l'algarade et ils se sentaient beaucoup moins forts. Donc lorsqu'ils se retrouvèrent à égalité avec leurs adversaires ils rompirent les rangs et s'enfuirent ce qui eu pour effet de mettre leur chefs dans une rage folle. Ne pouvant rien faire seul ce dernier fit comme ses hommes c'est-à-dire qu'il partit au galop en direction de Paris tout en poussant des cris de rage, et des blasphèmes que nous ne retranscrirons pas. Les survivants de l'attaque restèrent dans l'immobilité de ceux qui veulent s'assurer qu'ils sont toujours vivants. Au bout de quelques minutes un gardes s'approcha de La Daguenière et déclara :
-Monsieur je vous remercie pour l'aide que vous nous avez apportez, sans nous serions morts comme nos compagnions. Savez-vous qui étaient ses hommes ?
-Non je n'en ai aucune idée. Vous pouvez fouiller les corps de ces malheureux vous trouverez peut être ce que vous cherchez.
L'autre souri :
-Nous ne sommes pas des détrousseurs de cadavres et puis je ne pense pas qu'ils ont pris le risque de prendre des preuves avec eux. Quoi qu'il en soit monsieur vous êtes un combattant hors pairs et le meilleur cavalier que j'ai vu depuis bien longtemps.
-Je vous remercie des paroles que vous venez de prononcer et je vous déclare brave vous et vos hommes pour la résistance que vous avez opposés à ces scélérats.
Son interlocuteur s'inclina. Le vicomte lui rendit son salut. Marion qui s'affairait à faire reprendre connaissance à la pauvre Armelle se redressa :
-Monsieur je vous doit la vie. A partir d'aujourd'hui je suis votre obligée, ainsi que mes hommes ici présent. Si un jour vous êtes dans le besoin venez à la maison qui se trouve au coin de la rue Vaugirard, à Paris et demandez Marion Manélita.
-Je n'oublirai pas votre nom, Madame.
- A ce propos quel est le votre ?
-Charles vicomte de la Daguenière, pour vous servir madame !
Marion sourit tendrement au vicomte et d'une voix où l'amour commencé à venir elle déclara :
- Allez en paix mon ami, j'espère vous revoir très bientôt.
- Je l'espère également ! Répondit Charles fier de ce sourire. Il aurait voulut que cela dure des années mais le cochet qui avait été déligoté mit fin à cet entretien. Charles regarda s'éloigner le carrosse et murmura : Marion !
Au bout d'un quart d'heure il se remit en route et s'arréta dans une auberge afin de se soigner et se reposer. Il éxamina soigneusement ses blessures. Il vit avec satisfaction qu'aucune n'était grave et qu'il pouvait bouger et se mouvoir comme il lui plaisait.
- Bien dit-il. La nuit commençait à venir il décida donc de passer la nuit où il se trouvait. En entrant dans sa chambre, il commença par se laver, puis il entreprit de recoudre son pourpoint déchiré. Ses finances ne lui permettait pas de s'acheter un nouveau pourpoint. Après avoir terminer ses quelques opérations il se coucha non sans avoir bien diner de trois bouteilles et quelques patés et poulets convenablement grillés...