Le vicomte de La Daguenière.

Le vicomte de La Daguenière.





Charles de La daguenière est un gentilhomme provincial. Il vient à Paris à fin de trouver la fortune. Il trouvera la fortune et l'amour ! Mais il devra les défendre contre des ennemis riche et puissant !




"Un mot pour tous, tous pour un mot."
La rue Kétanoue.











Le Vicomte de
La Daguenière







Chapitre 1 : L'entrée dans Paris.

Un doux soleil chauffe les toits de la bonne ville de Paris en cette année 1615. Un vent de fête parcoure la ville. Le mariage entre le jeune roi Louis XIII et la charmante Anne d'Autriche vient d'être célébré. Les femmes se réjouissent et expriment leurs meilleur v½ux aux deux jeunes époux tandis que les hommes parlent d'une solide alliance avec l'Autriche. Deux états d'esprit s'opposent en cette fin de journée riche en festivité.
Pendant qu'hommes et femmes, mauvaises langues et commères divisaient sur le caractère de ce mariage un cavalier faisait son entrée sur la grande scène qu'était alors Paris. il avait fière allure, des yeux où brillait toute la fierté de la jeunesse. Les femmes se retournaient pour admirer sa grande et souple silhouette. Il était habiller d'un vieux mais élégant pourpoint noir, très simple, de vieilles bottes usées ainsi qu'un large chapeau avec une plume blanche qui ornait son front. A son coté pendait une longue et large rapière, un poignard était passer à sa ceinture. Pour finir il ne portait aucune armoirie à laquelle on puisse le reconnaitre. Cet élégant cavalier allait sans vraiment savoir où le menait les pas de son cheval. Ce cavalier donc cheminait sous le regard admiratif des femmes de Paris. Il ne semblait pas s'apercevoir qu'il ne passait pas inaperçu, surement plongé dans quelque puissante pensée capables d'accaparer l'esprit. Après avoir errer quelques temps de rues en rues il s'aperçu que les marchand commençaient à fermer leur boutique et que le ciel recouvrait la ville de son linceul étoilé. L'église Saint Germains des Prés sonna les onze heures du soir. Il se mit donc à la recherche d'une auberge afin de pouvoir s'y reposer du long voyage qu'il venait d'effectuer en provenance des confins de la Loire. Ayant trouver une taverne à l'allure convenable il fit conduire sa monture à l'écurie par un valet et entra dans la grande salle. Contrairement aux rue cette salle était pleine. Pour éviter d'être déranger il demanda aussitôt une chambre où il fût conduit par maître Thomas patron de l'établissement. Il amena le fauteuil qui avec une table, une chaise, un bahut et un lit constituait l'unique meuble de cette chambre, prés de la fenêtre pour y boire un vin de bourgogne qu'il avait commander à l'hôtelier. Et mélancoliquement il la but à petites gorgées.
- Je connais à peine son nom ! Murmura-t-il dans un profond soupire qui souleva sa poitrine. Cette phrase illustre parfaitement l'état d'esprit du jeune homme qui pour une raison qui nous est encore inconnue remuait des pensées à la fois formidables et terrifiantes. A quoi pensait-il ? Nous le saurons plus tard. Quoi qu'il en soit après avoir consciencieusement vidé la bouteille il s'endormit tout habillé dans son fauteuil, l'esprit rempli d'un seul nom : Marion !
C'est ainsi que le vicomte de La Daguenière fit son entrée dans Paris !

# Posté le vendredi 30 mai 2008 10:35

Modifié le mardi 20 janvier 2009 06:51

l'hotel d'Angoulême

Chapitre 2 : L'hôtel d'Angoulême

Il était huit heures et demi lorsqu'il se réveilla presque surpris de se voir dans un fauteuil et non dans un lit.
- Ah çà ! Qu'est-ce que je fais là moi ! Que ne suis-je point dans ce lit qui m'a l'aire pour le moins bien confortable. Mais cela ne fait rien avec un peu de chance je verrai le soleil se coucher et je pourrai donc aller voir si ce lit est aussi confortable qu'il en a l'aire. Ayant ainsi raisonner il décida d'aller commander de quoi se ravitailler.
- Comme dit Monsieur mon père : « J'enrage de faim et j'étrangle de soif ! » Hola ! Maitre Thomas apportez-moi donc une de ces délicieuse bouteilles de bourgogne à laquelle vous ajouterez un paté convenable ainsi qu'un jambon respectable !
- Tout de suite Monseigneur !
- Monseigneur ? Et pourquoi pas ? Ne suis-je donc pas venu ici pour faire fortune ? Mais un seigneur cela doit être riche... Et je ne lui suis pas moi ! Il faut donc que je songe à rendre une visite à Dame Fortune ! Mais où peut-elle loger ? Bah je finirai bien par....
Son monologue fût interrompue par le digne Thomas qui lui apportait son petit déjeuner. Le jeune vicomte s'attabla et donna aussitôt l'assaut à au malheureux paté, puis il eut raison du pauvre jambon et enfin il terrassa l'infortunée bouteille. Après avoir momentanément calmé son estomac il prit son chapeau, ceignit sa rapière, passa sa dague en travers de la ceinture et sortit à pied en se dirigeant vers la rue Dauphiné où se trouvait l'Hôtel D'Angoulême.
En effet il avait en sa possession une lettre de recommandation de son pére qui dans sa jeunesse avait rendu de nombreux services au duc. Pendant qu'il marchait le nom de Marion revenait sans cesse dans son esprit. Au plus fort de ses pensées, sans le vouloir, il bouscula un autre gentilhomme et sans suivit ce dialogue :
- Corbacque ! Excusez-vous monsieur le drôle !
- M'excuser ? A vous qui m'insulter ? Vous révez monsieur ! Vous feriez de vous excusez monsieur ou sur mon honneur vous regrèterez d'être passer par cette rue !
- Je vous y attend monsieur ! Allons-y ! Dégainons !
- Plus tard peut-être ! Pour le moment j'ai à faire ! Où pourrions nous croiser le fer ?
- Il y a bout de l'île de la cité une maison à l'allure abandonnée, j'ai à faire là bas dans la journée, pourriez-vous vous trouvez derrière cette maison vers six heures ce soir ?
- Cela me convient.
- A ce soir donc !
- Pourriez-vous me donner votre nom ? J'aime savoir contre qui je dois me battre.
- Jean Chevalier de La Haille Comte de Draguignan. Et vous ?
- Charles, vicomte de la Daguenière.
- Et bien cher vicomte à ce soir !
- A ce soir !
Ils échangèrent une forte poignée de mains comme si aucun duel ne les opposés. Il est vrais qu'à cette époque on tirait l'épée presque tous les jours. Pour une insulte, une malchance excessive aux jeux de hasard ou simplement pour rester en vie. Le vicomte se remit en pensant :
- A peine une journée que je suis ici et me voilà déjà avec un duel sur les bras ! Bah fit-il j'en serai quitte pour le mettre au lit pendant un ou deux mois sans le tuer. D'autant plus que ce Comte à une figure qui m'est bien sympathique ! Puis il fit un geste du bras comme pour dire : N'y pensons plus ! Et le nom de Marion revint en force.
Il est temps d'éclairer le lecteur sur ce nom sur lequel il sait bien peu de chose. Marion s'appelle en vérité Marion Manélita Marquise de Montsoreau. Notons que tout cela le vicomte l'ignorait. Mais il avait raison sur un point : c'était une grande Dame très riche et très belle de surcroit. Elle avait des beaux yeux pétillant de malice d'un bleu éclatant qui avaient sans doute mordu au c½ur notre vicomte. Marion Manélita avait des origines Italienne, elle possédait tout leur charme et toute leur fierté accentuée par ses vingt ans. Son sourire envoutant avait sur les hommes une emprise puissante auquel très peu arrivaient à résister.
Revenons à notre vicomte, quand nous le rejoignons nous le trouvons devant un grand portail qui protégeait une grande bâtisse à fière allure : l'hôtel d'Angoulême !

# Posté le vendredi 30 mai 2008 11:54

Modifié le dimanche 01 juin 2008 09:50

L'hôtel d'Angoulême ( suite )

Chapitre 3 : L'hôtel d'Angoulême ( suite )

Charles de La Daguenière agita la cloche pour que quelqu'un vienne lui ouvrir. Un garde vétu d'un somtueux costume aux armoiries d'Angoulême vînt lui ouvrir :
- Que voulez-vous ?
- Je suis Charles vicomte de La Daguenière, je viens de la part de mon père le Comte de Cholet. C'est un ami de duc et j'ai en ma possession une lettre de recommandation signée de la main de monsieur mon père.
Le garde lui fit signe :
- Entrez dit-il. Il conduisit le vicomte dans une anti chambre en le priant de bien vouloir patienter et que le duc allai le recevoir. La Daguenière étudia la salle où il se trouvait : elle s'étalait en longueur sur une trentaine de pas, de larges fenêtres faisait entrer beaucoup de lumière qui donnait une superbe clarté à cette pièce. Au fond de celle-ci à l'opposé de la porte par laquelle Charles était entré se trouvait une porte à double battant. Derrière cette porte il y avait le bureau du duc d'Angoulême. Au bout d'une demi heure, il avait fini d'étudier la pièce et il finit par croire qu'on l'y avait oublié. Au moment où il allait cherché quelqu'un pour demander si cette attente était normale un huissier entra et lui dit :
- Le duc d'Angoulême va vous recevoir !
- Elle devait l'être ! Puisque me voilà appelé ! Attention La Daguenière tu a trouvé Dame Fortune, tient la bien et ne la laisse pas s'enfuir ! Puis il entra.
Le duc d'Angoulême se tenait prés de la fenêtre, il tournait le dos au vicomte qui se tenait droit comme à la parade, la main gauche sur le pommeau de son épée le chapeau dans la main droite. Cinq minutes s'écoulèrent, Charles ne bougeait pas, son visage était impassible. Puis le duc d'Angoulême se retourna et demanda :
- Comment va mon ami le Comte de Cholet ?
- Très bien, toujours d'une santé florissante.
- Parfait ! Que Dieu le garde en bonne santé. Avez-vous cette lettre dont m'a parlé le Suisse ?
- La voici monseigneur. Dit Charles de La Daguenière en tendant un papier plier en quatre. Le duc s'en saisi et lu
Cher Duc,
Je vous envoi mon fils Charles afin que vous le preniez à votre service et que vous l'aidiez à faire sa vie et fortune, si tel et son destin, comme vous me l'avait juré ce soir de décembre 1568 où vous avez faillit laisser votre peau et où par un heureux hasard je vous sauvait la vie dans ces sombres rues d'Orléans. C'est surtout au nom de notre amitié qui vous le savez a énormément de valeur pour moi que je vous demande cela.
Mon cher ami, je sais que je laisse mon fils entre de bonnes main.

Henri Comte de Cholet.

Le duc referma la lettre en souriant. Le vicomte vu dans ce sourire que le duc se plongeait dans quelque souvenir qui ne s'efface jamais. Il se reprit vite et déclara :
- Le comte de Cholet est mon ami ! Vous êtes son fils, vous êtes mon ami. Je vous prend à mon services pour cinq mille livres de rente par mois, cela vous convient-il ?
- Monseigneur c'est trop ! Répondit le vicomte qui blêmit en imaginant ce que pouvait représenter cinq mille livres par mois.
- Comment cela c'est trop ! Que diable vous êtes là pour faire fortune ! Acceptez donc !
- J'accepte monseigneur !
- Très bien. Je vous donne également Herbert qui sera votre valet personnel. Où logez-vous ?
- Dans une hôtellerie qui s'appelle la Devinière.
- Eh bien, vous vous logez bien mon ami ! Dans une des meilleures hôtellerie de Paris ! Etes vous déjà riche ?
- Malheureusement non monseigneur.
- Cela ne tardera pas. Puisque vous êtes à mon service venez habitez en cet hôtel. Partez récupérez vos ,affaires et revenez ensuite. Une chambre sera préte à votre retour et vous trouverez votre première solde. Je vous nomme capitaine de mes ordinaires ce poste vous conient-il ?
- Ici tout me convient.
- Dans ce cas partez donc !
Le vicomte encore confus de ce qui venait de lui tomber dessus s'inclina et sorti.

Arrivé à la Devinière, il informa l'hôte qu'il quittait sa charmante demeure, paya ce qu'il devait et reparti à cheval vers son nouveau logis. Ces quelques opérations terminées il se dirigea sans se pressé vers la rue Dauphiné.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 13:29

Modifié le dimanche 31 août 2008 16:38

La Marquise de Monstoreau

Chapitre 4 : La Marquise de Montsoreau

Pour ce chapitre nous devons revenir quelque temps en arrière, deux jours avant le mariage de Louis XIII et l'entrée de La Daguenière dans Paris. Le 26 novembre 1615 un carrosse conduit par un cochet habillé tout de noir et escorté de six gardes à cheval et conduit par quatre robustes chevaux roulait en direction de Paris. Dans ce carrosse était installées deux femmes : Marion Manélita et sa suivante Armelle. Les deux femmes discutaient sur l'éxistance du coup de foudre, la suivante était persuadée qu'il éxisté quand à la Marquise elle n'y croyait pas. Au moment où nous nous installons dans ce somptueux carrosse la suivante déclarait :
- Vous n'y croyez pas madame car vous ne l'avez encore jamais rencontré. Mais le jour où vous le croiserez je suis sûre que vous le sentirez.
Marion sourit :
- Tu as peut être raison. Mais jusqu'à présent jamais je n'ais rencontré un homme qui ne cache sa convoitise de ma richesse derrière des mots d'amours qui ne veulent rien dire.
- C'est-ce que je vous disais à l'instant madame vous ne l'avez pas encore rencontré. Un jour viendra où...
Elle fut interrompue par un coup de feu qui tua sur le coup un des six gardes. L'instant d'après une vingtaine d'homme masqués sortir de la forêt, tous étaient à cheval. La suivante poussa un cris de détresse et s'évanouie. Le cochet qui était brave claqua son fouet sur le dos des chevaux qui fous de douleur partir au grand galop. Cinq coup de feu retentirent, cinq hommes tombèrent mort ou blessés, c'étaient les gardes qui défendaient leur maitresse. Trois gardes suivaient le carrosse et un gardes de chaque coté du carrosse le protégeaient de leur mieux. Un homme tomba. Ils n'étaient plus que quatre à protéger la Marquise.
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Un cavalier avançait du pas tranquille et insouscient de celui qui sait qu'il a tout son temps. Ce cavalier prenait le temps d'admirer le paysage qui s'offrait à lui : il sortait d'un petit village dont il ne connaissait pas le nom et la route s'enfonçait dans une forêt. Au bout de dix minutes de chevauchée à travers la forêt il entendit un coup de feu ! Il dressa l'Oreille ! Quelques instant plus tard cinq coup de feu retentirent !
- Ah çà, mais on se tire dessus ici !
Contrairement à beaucoup de gens qui en entendant ces coups de feu auraient rapidement tourné bride sans se poser plus de questions, ce cavalier fit accélérer son cheval et se dirigea en direction des coups de feu. Le lieu de la fusillade n'était pas loin, à peine à cinq cent pas devant lui derrière un virage. Arrivé sur les lieux le cavalier trouva six corps sans vie et six chevaux nerveux. Plus loin sur le chemin, il vit s'éloigner un carrosse ainsi qu'une masse confuse de cavaliers
- C'est là bas qu'on se bat ! Allons-y !
Sur ce il talonna son cheval qui bondit à la suite du carrosse. Il le rattrapa en quelques instants et il s'aperçu que quinze bandits attaquaient le carrosse qui n'avait que quatre défenseurs !
- Quatre contre quinze ce n'est pas égal ! Holà messieurs on vient à vous ! La Daguenière à la rescousse !
C'était formidable ce qu'il faisait là ! Il chargeait quinze hommes pour sauvez des gens qu'il ne connaissait pas ! Mais à ce moment il ne pensait pas si loin, des gens allait mourir il les aidait quitte à mourir avec eux.
En l'entendant quelques cavaliers se retournèrent et le chargèrent.
- Cinq contre c'est bien asser pour La Daguenière ! Rugit-il. Il déchargea son unique mousquet sur le cavalier le plus proche, lui faisant sauter la mâchoire. Rangeant son pistolet il dégaina son épée juste à temps pour parer un coup qui l'eût infailliblement tuer si l'avait atteint. Il était bottes à bottes avec un cavalier. Tout en combattant il tentait de se raprocher du carrosse. Parant à gauche, parant à droite. Il saignait à la jambe droite. Il finit par se débarrasser d'un autre ennemi en lui plantant son épée au niveau de l'estomac. Ce dernier tomba dans une suprême imprécation :
- Maudit !
Le vicomte était toujours aux prises avec trois ennemi. D'un coup rapide Charles de La Daguenière expédia un nouvel ennemi dans l'autre monde. Ses adversaires était de piètres éxcrimeurs mais ils avaient la force du nombre. Un l'atteignit au torse, un autre le blessa au bras gauche. La situation devenait délicate. Un ennemi surgit à droite :
- Meurs donc !
- toi-même ! Répliqua le vicomte en parant et en lui transperçant la poitrine d'un formaidable coup droit. Le dernier n'était pas un brave, plutôt lâche, il sortit deux mousquet et visa le vicomte. Ce dernier en voyant les deux pistolet braqués sur sa figure éxécuta une formidable figure que le cavalier le plus affirmé eût envié : déchaussant ses étrier il passa la jambe gauche par-dessus la tête de son cheval et au moment où l'autre déchargeait ses mousquets il sauta en se tenant aux rênes. Les balles passèrent au dessus de lui. D'un formidable coup de reins passa de l'autre coté de sa monture et remonta sur cette dernière. Le bandit resta bouche bée, et ne pus éviter le cou d'épée qui le transperça la gorge. Libéré de ses cinq ennemi, l'esprit en feu, il accéléra voyant que le carrosse l'avait distancé. Au bout de quelques minutes d'une intense chevauchée il vit que les assaillants avaient immobilisé le carrosse, ligoté le malheureux coché qui s'était rendu et on ne pouvait pas le blâmer. Les trois derniers défenseurs continuait à combattre. Au moment où ils allaient céder Le vicomte qui avait saisi son épée par la lame au risque de se couper la main fondit sur les attaquants, trois déjà étaient tombé, un autre suivit le crâne défoncé par un coup qui ne lui laissait aucune chance. Surpris par cette intervention les bandits restèrent immobiles ne comprenant pas ce qu'il leur arrivait. Le vicomte fit stopper son cheval. Il était sublime dans cette minute, l'action le faisait encore plus grand qu'il ne l'était. Son regard jeté des éclaires qui tenaient à distance les assaillants. Ce regard croisa celui de Marion qui avait suivi les événement avec une attention soutenue qui était normale dans la mesure où cette attaque la concernait. Ce regard était de ceux qui font naître des amours puissants. De cette minute date l'amour de Charles vicomte de La Daguenière et de Marion Manélita marquise de Montsoreau.
Le premier étonnement passé les assaillants qui n'était plus qu'au nombre de six combattants, chargèrent d'un même mouvement les trois défenseurs revigoré par cette intervention combattait avec une ardeur nouvelle.
- Tuez tous les combattants, je veux la femme en vie ! La mort pour celui qui la touche ! La suivante à celui qui tue cet enragé ! Hurla celui qui semblait être le chef. Il se cachait le visage derrière son manteau, richement habillé d'un pourpoint gris sur lequel était cousu bon nombre de chaine en or et autres choses de valeur. Mais ses hommes avait perdu beaucoup des leurs dans l'algarade et ils se sentaient beaucoup moins forts. Donc lorsqu'ils se retrouvèrent à égalité avec leurs adversaires ils rompirent les rangs et s'enfuirent ce qui eu pour effet de mettre leur chefs dans une rage folle. Ne pouvant rien faire seul ce dernier fit comme ses hommes c'est-à-dire qu'il partit au galop en direction de Paris tout en poussant des cris de rage, et des blasphèmes que nous ne retranscrirons pas. Les survivants de l'attaque restèrent dans l'immobilité de ceux qui veulent s'assurer qu'ils sont toujours vivants. Au bout de quelques minutes un gardes s'approcha de La Daguenière et déclara :
-Monsieur je vous remercie pour l'aide que vous nous avez apportez, sans nous serions morts comme nos compagnions. Savez-vous qui étaient ses hommes ?
-Non je n'en ai aucune idée. Vous pouvez fouiller les corps de ces malheureux vous trouverez peut être ce que vous cherchez.
L'autre souri :
-Nous ne sommes pas des détrousseurs de cadavres et puis je ne pense pas qu'ils ont pris le risque de prendre des preuves avec eux. Quoi qu'il en soit monsieur vous êtes un combattant hors pairs et le meilleur cavalier que j'ai vu depuis bien longtemps.
-Je vous remercie des paroles que vous venez de prononcer et je vous déclare brave vous et vos hommes pour la résistance que vous avez opposés à ces scélérats.
Son interlocuteur s'inclina. Le vicomte lui rendit son salut. Marion qui s'affairait à faire reprendre connaissance à la pauvre Armelle se redressa :
-Monsieur je vous doit la vie. A partir d'aujourd'hui je suis votre obligée, ainsi que mes hommes ici présent. Si un jour vous êtes dans le besoin venez à la maison qui se trouve au coin de la rue Vaugirard, à Paris et demandez Marion Manélita.
-Je n'oublirai pas votre nom, Madame.
- A ce propos quel est le votre ?
-Charles vicomte de la Daguenière, pour vous servir madame !
Marion sourit tendrement au vicomte et d'une voix où l'amour commencé à venir elle déclara :
- Allez en paix mon ami, j'espère vous revoir très bientôt.
- Je l'espère également ! Répondit Charles fier de ce sourire. Il aurait voulut que cela dure des années mais le cochet qui avait été déligoté mit fin à cet entretien. Charles regarda s'éloigner le carrosse et murmura : Marion !
Au bout d'un quart d'heure il se remit en route et s'arréta dans une auberge afin de se soigner et se reposer. Il éxamina soigneusement ses blessures. Il vit avec satisfaction qu'aucune n'était grave et qu'il pouvait bouger et se mouvoir comme il lui plaisait.
- Bien dit-il. La nuit commençait à venir il décida donc de passer la nuit où il se trouvait. En entrant dans sa chambre, il commença par se laver, puis il entreprit de recoudre son pourpoint déchiré. Ses finances ne lui permettait pas de s'acheter un nouveau pourpoint. Après avoir terminer ses quelques opérations il se coucha non sans avoir bien diner de trois bouteilles et quelques patés et poulets convenablement grillés...

# Posté le samedi 31 mai 2008 05:37

Modifié le jeudi 05 juin 2008 10:59

La promotion du vicomte.

Chapitre 5 : La promotion du vicomte.

Le lecteur se souviendra que nous avons laissé le vicomte se diriger vers l'hôtel d'Angoulême. Nous le retrouvons dans une large pièce que nous décrivons :
Un large lit faisait face à deux fenêtres qui éclairaient abondement la pièce, un grand bureau supportait la bourse que lui avait promis le duc. Charles siffla entre ses dents :
- Me serais-je trompé de chambre ? Il continua à regarder la pièce où il se trouver comme si il n'osait pas y entrer, en effet notre cher vicomte était toujours sur le pas de la porte.
- Non vous ne vous êtes pas tromper monseigneur !
- Quoi ?
- Je dis, monseigneur, que vous ne vous êtes pas tromper de chambre.
- Qui es tu ?
- Herbert, à votre service !
- C'est donc là que je dois dormir ?
- Monseigneur comprend vite. Je me permet d'informer monseigneur que le diner sera bientôt servit dans la grande salle, et que vous êtes convié à venir vous attabler.
- Très bien, je pense que je vais d'abord me changer. Je ne peux pas me présenter comme ça devant le duc.
- Pour cela vous n'avez cas entrer dans ce costume que voyez accrocher à cette armoire.
- Quoi ? Répéta le vicomte. C'est pour moi ?
- Tout autant que la chambre, et la bourse sur le bureau, ainsi que l'épée au clou que vous voyer là.
Charles chancela, le costume était un costume de capitaine aux armoiries du duc d'Angoulême ! Des bottes en cuir neuve qui brillait était posées devant le costume. Des éperons en or luisaient à ces même bottes. L'épée sur le clou était une formidable rapière, une lame de Milan souple et solide. Elle avait une poignée en or où brillaient plusieurs diamants. Le vicomte murmura :
- Capitaine !
Il se repris et passa le costume.
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En entrant dans la grande salle Charles de La Daguenière vit une immense table sur laquelle s'étalait une multitude de mets qui réveillèrent immédiatement en lui un appétit féroce.
- Ah Capitaine !
Ce cris c'était le duc, il souriait en regardant le Vicomte.
- Je suis content que vous ayez mit ce costume mon amis.
- Il vous va à merveille Capitaine !
- Je vous présente ma femme, Violetta la duchesse d'Angoulême.
Charles s'inclina et baisa la main de la duchesse. C'était une femme d'une beauté saisissante.
- Comment se nomme le nouveau capitaine de mon mari ?
- Charles vicomte de La Daguenière.
- Un nom fort charmant ! Je vous souhaite bonne chance dans votre service.
- Merci Madame !
- Si vous le voulez bien nous allons passer à table ! Déclara le duc.
Il avait autour de la table une multitude de gentilhomme qui l'observés sans haine mais avec curiosité, comme un nouveau camarade. Au milieu du repas le duc se leva et déclara :
- Messieurs ! Je vous présente Charles vicomte de La Daguenière. Vous l'avez remarqués il sera votre nouveau Capitaine. Il remplacera notre amis le comte de Vouvray.
A ces mots un sourd murmure de haine parcourue les rangs des ordinaires.
- Oui messieurs je n'oubli pas, il sera vengé je vous l'ai juré. Dès demain nous mettons en campagne messieurs et le ruffian de Lorraine qui est à l'origine de ce meurtre payera.
Les gentilhomme applaudirent et les repas recommença. Le duc posa milles questions sur son amis le comte de Cholet auxquelles Charles de La Daguenière répondit. A la fin du repas le vicomte alla trouver le duc :
- Monseigneur, ce matin en venant ici j'ai eu une discussion avec un gentilhomme et nous avons convenu de finir cette discussion ce soir à la pointe de l'île de la Cité. Je viens vous demander l'autorisation d'aller finir de discuter avec le chevalier de La Haille.
- Oh oh une question d'honneur ! Et avec le chevalier de La Haille ! Diable ! Gardez-vous mon amis !
- Pourquoi donc ?
- C'est un des meilleur escrimeur de cette ville, si ce n'est plus.
- Mon père est un escrimeur hors pairs, il m'as tout enseigner. Je pense donc pouvoir m'en sortir vivant. D'autant plus que ce chevalier a une figure qui me plait, peut-être que nous deviendrons amis.
Le duc sourit :
- Eviter de mourir le premier jour de votre service.
- A vos ordres monseigneur !
- Allez-y mon amis.
Le vicomte s'inclina et sortit pour se diriger vers l'île de la Cité.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 09:26

Modifié le dimanche 01 juin 2008 20:55